22 décembre 2007
G.
En juin, il est arrivé dans notre équipe. Assez joli garçon, marié avec deux jeunes enfants, une vie familiale apparemment bien remplie, une "grande gueule" et un côté sûr de lui que j'ai condamné tout de suite.
Petit à petit, assez reticente, je l'ai laissé s'approcher ne lui livrant que mon côté professionnel.
Un jour d'été au mois de juillet, son idée d'aller pique niquer à Vélib au Luxembourg m'a séduite, je l'ai suivi.
Lorsque nous sommes rentrés, j'ai sentie comme le danger.
Petit à petit, j'ai découvert un autre personnage : un côté si sensible qu'il cache par ses envolées de paroles à haute voix ; sa passion pour la lecture: les grands classiques et leurs histoires si délicates entre l'homme et la femme ; son intonation de voix lorsqu'il parle de ses filles ; son goût particulier pour la solitude ; sa si jolie façon de s'intéresser aux autres ; sa passion culinaire et ses recettes qu'il essaie d'améliorer chaque fois, sa vraie gentillesse.
Plus tard, se furent ses yeux qui pétillent lorsqu'il me regarde, ses mains qui frôlent par hasard les miennes et nous mettent tous les deux si mal à l'aise, les heures qui 'accélèrent lorsque nous partageons un repas, les fous-rires qui nous inondent si facilement, sa façon de boire mes paroles lorsque timidement je me raconte, ses mails qui petit à petit le dévoile, l'impression que nous avons de nous connaître depuis des années.
Sont arrivés les verres après le travail, l'évocation de sujet plus intime, des regards plein de sous-entendus, des attentions très particulières, l'envie toujours d'être ensemble, nos yeux qui disent tout sans que l'un et l'autre jamais nous n'en parlions.
Puis, le premier baiser si plein de tendresse que nos coeurs s'accélèrent, nos mains qui se touchent enfin, ma façon si maladroite de lui dire que cette situation n'est pas pour moi, sa façon de répondre que ce n'est pas bien et que nous devons arrêter, nos airs malheureux lorsque nous nous évitons, l'impossibilité de résister à un nouveau baiser, ses mails qui me bouleverse, mes réponses qui le rende triste, son besoin d'être toujours avec moi, mon envie d'être toujours avec lui.
Je ne m'attendais pas à cela, je ne sais pas quoi faire de cette histoire qui n'en ai pas réellement une, de toute cette passion qui nous étreint et contre laquelle nous n'arrivons pas à lutter.
Souvent je décide de tout arrêter, constamment il revient. Respectueuse je n'ose le questionner sur l'avenir, sur ce qu'il pourra me donner. J'ai peur qu'il ne sache pas encore ce qui lui arrive, qu'il n'avait pas prévu cela...
Mais amoureuse je suis.
16 décembre 2007
J'ECRIS
j'écris quand je ne sais pas dire.
j'écris lorsque ma tête est pleine de pensées qui s'entrechoquent et qu'elle est prête à exploser tant les mots n'y trouvent plus de sens.
j'écris pour soulager mes vilains démons avec lesquels je me bats encore parfois.
j'écris sur ce qui ressemble à la pluie pas au beau temps.
j'écris lorsque les larmes qui mouilleraient mes joues et déchargeraient le creux de mon ventre n'arrivent pas à couler, je respire alors un peu mieux.
j'écris rarement pour dire que tout vas bien, que mon moi est plein de soleil, dans ces cas là je n'écris pas.
j'écris quand pleine de colère, coincée dans cette ville qui fourmille, je ne peux pas crier pour me défouler.
je n'écris pas quand les tensions s'en vont par les pores de ma peau grâce à l'activité physique et que mon sommeil est alors celui d'un bébé.
j'écris quand je suis amoureuse, des textes que je garde pour moi, que je n'arrive pas à donner, tant je m'y sent totalement mise à nue, totalement transparente.
j'écris ici à ceux que j'aime parce que je ne veux pas me répandre. C'est tellement dure de leurs dire combien ils comptent pour moi.
j'écris à l'absent, pour qu'il se reconnaisse...





