HOMMAGE A SLAVA
Rendez-vous à la salle Pleyel pour un hommage à Rostropovitch. Toute la soirée, le violoncelle fut roi. Le chef d'orchestre était totalement habité par sa musique. Il dansait presque sur scène. Il était envoûté et parfois semblait malmené par celle-ci tant son corps se tordait voulant en épouser les variations. A côté de lui et devant l'orchestre, la violoncelliste, Anne Gastinel, à peine plus grande que son instrument. Un petit bout de femme frêle. Sa musique fut divine. Son visage si expressif était habité par les sons de son instrument. Elle et son violoncelle ne font qu'un. Il est le prolongement de son corps. Elle joue avec tout en simplicité, cela semble si naturel. Ses doigts se déplacent le long de l'instrument et en pincent les cordes, son archet par son frottement émet les sons. Sa musique est sublime, si limpide, si pure. Pas un bruit dans la salle, juste le chuchotement des cordes qui vibrent et l'orchestre qui l'accompagne. L'émotion fut tellement forte que les larmes sur mes joues se sont mises à couler. J'étais inondée de bonheur et subjuguée par tant de beauté. Une soirée exceptionnelle, une musique magnifique.